Fidèle à sa plume, Valsero s’est encore réveillé en frappant fort et en touchant la cible en plein cœur. On prendrait certainement le temps d’une nuit pour définir le contexte exacte de cette chanson surtout lorsque nous savons tous que ce dernier a toujours rallié les rangs de l’opposition. Et cette année encore plus, il s’est plongé plus que jamais. En livrant zombie, il est certainement entrain de poursuivre son programme de sensibilisation à la prise de conscience. Du lyric au vidéogramme, il était impossible de passer à côté de cette œuvre représentative de notre vécu social.

UN ZOMBIE A LA CAMEROUNAISE

L’intituler comme tel, c’est une façon de ressasser le contexte d’une telle chanson. 2018, année électorale a fait naitre plusieurs camps à savoir les sadinards (les membres du parti au pouvoir), les cabralistes (le candidat des jeunes), les tontinards (les adeptes du professeur Maurice Kamto). Rejoignant fièrement les rangs du professeur en le soutenant haut et fort, le révolutionnaire Valsero a encore trouvé une muse, une inspiration particulière pour activer sa flamme politique.

Un zombie selon le général, c’est celui-là qui vote et soutien le parti au pouvoir à cause de son inconscience et son envie brulante de toujours satisfaire ses besoins primaires (manger, boire et se reproduire) oubliant même qu’à côté de cela, il y’a une vie, la progéniture attend d’être située socialement parlant.

Le zombie est celui-là qui malgré son âge et sa condition sociale précaire, ne pense pas mais se dépense. Malgré son soutien ardent du parti au pouvoir pour être récompensé par quelques boites de sardine et un T-shirt, il ne cherche jamais à sortir de son hibernation mentale. Malgré la réalité présente devant lui, il semble être non seulement bâillonné  mais aussi aveuglé par les discours lucratifs moutonniers et redondants qui n’offrent que comme porte de sortie la mort et la misère or, plus loin, ils se bourrent les poches et positionnent leurs familles.

UN VIDÉOGRAMME TAILLÉ A LA MESURE DES ATTENTES

Méticuleux dans ses actes, le général en plus d’avoir la grande gueule sait qu’il faut associer la parole à l’acte. Jusqu’ici je cherche le bémol je ne trouve pas. Tout a été méticuleusement pensé et travaillé. Ça prouve encore à quel point Thierry Abe, le réalisateur mérite ce titre que lui a décerné officieusement un géant de l’industrie musicale camerounaise.

De vrais zombies dans le clip qui représentent et montrent ce que le mec tente de démontrer. Lui-même jouant le rôle du maitre qui à chaque fois traine ses sujets à l’abattoir, il démontre en fait notre vécu social. Qu’on le veuille ou pas, le néocolonialisme est présent et bat son plein ; la preuve, il a incriminé certains en citant les noms.

En clair, le clip est beau et très bien pensé. Encore un gros chapeau au mec qui vient encore révéler au grand public qu’il y’a encore une lueur d’espoir. Pour ma part, le clip est recevable.

LE MÉRITE D’UNE TELLE CHANSON

Nonobstant son caractère dur  et cru dans le langage, qui pourrait sans doute offusquer certains, Valsero, par le biais du titre zombie désire ardemment que la prise de conscience soit effective. C’est un chant de ralliement qui mérite d’être écouté par tout jeune qui veut se lancer dans la chose politique, qui veut revendiquer ses droits. Un son d’actualité et qui le sera toujours malgré les temps et les circonstances.

Voulant bien que les jeunes sortent de la procrastination et des fameux discours du « on va faire comment ? » le général tape fort en espérant que les assiettes huilées seront rincées et rangées où il faut.

Bonne écoute.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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