La musique au Cameroun se porte de plus en plus bien, les plaintes par rapport au respect des artistes que nous avons entamé il y’a quelques années portent leurs fruits, je ne sais pas pour vous mais j’aime ce qui se passe. Ce n’est pas encore ça mais c’est déjà cool.

Le URBAN LADIES 6 a fait un carton plein le 04 avril dernier, Pour moi Voir la salle de Douala Bercy Pleine de Camerounais venus soutenir des artistes locaux et en plus des artistes féminines (déjà qu’elles ne sont pas nombreuses) pas très connues pour moi c’est vraiment un grand pas et là ça fait vraiment plaisir (ouais on ne travaille pas pour rien) donc big up à Achille Djoumsie (Ach4life) et toute son équipe, surtout big up à ces jeunes qui partagent sur internet et assistent réellement aux évènements. L’organisation a vraiment fait le taf, les filles ont gagné en image sur internet mais aussi avec le branding au niveau des écrans à chaque fois qu’une artiste prestait, vraiment elles ont été respectées et le rêves a été vendu, c’est tout ce que nous demandons aux organisateurs d’évènement, bon c’est vrai aussi qu’il faut payer hein surtout quand c’est sponsorisé. Mais déjà nous sommes sur la bonne voie donc vive la révolution et vive les critiques positives.

Urban ladies 6 – Douala Bercy – salle pleine

Elles étaient plus de 15, et le publics en accord avec elles à chaque fois, on sentait là des personnes venues pour vivre un bon moment, Les têtes d’affiche étaient Lily swagga, Nabila, Mimie, Lady B et Blanche Bailly, vraiment la crème de ce qu’on l’on a actuellement en terme de musique urbaine Camerounaise.

En termes de show c’était vraiment lourd, je n’ai pas pu vivre le passage de toutes les filles mais celles qui ont retenu mon attention ce sont les Guests.

  •  Lady B, c’était la maturité la maitrise de la scène et la gestuelle qui va avec.
  •  Nabila sa voix douce et sa sensualité étaient au rendez-vous, et son show était bien préparé, malgré sa timidité elle a pu communiquer avec le public.
  •  Mimie, on a senti de la préparation chaque mot était à sa place, la chorégraphie avec les danseuses parfaite.
  •  LILY SWAGGA a été la grande surprise, bien qu’étant la moins connue de toutes, elle est celle qui a mis la salle en ébullition, même la sécurité n’a pu contenir ses supporters.
  •  Blanche Bailly ça été le gros ndem pourtant elle est celle qui était la plus attendue, c’est d’ailleurs pourquoi l’organisation l’a mis à la fin du spectacle.
Urban ladies – Blanche Bailly sur scène

Blanche a tellement ndem que je me suis interrogé sur : que pourrait-être la cause ? Comme moi, beaucoup sont rentrés avec un goût amer. Le seul moment agréable a été lorsque Mink’s est arrivé sur scène pour faire leur titre « Mimbayeur ». 70% des mots sorties de sa bouche (hors chant) était pour se plaindre du DJ, non pas du DJ mais de son DJ, hors elle est la seule qui a mis DJ Djilé (le DJ de l’évènement) à côté, pour faire le show avec son DJ. J’avais l’impression qu’ils se sont rencontré à la porte de Douala Bercy et ont décidé de faire le show ensemble. L’on a eu droit à des erreurs sur l’ordre des musiques, sur les boucles de sons, sur des jeux avec le public. Même l’entrée des danseuses n’a pas été spontanée, ceci est la conséquence d’une scène pas préparée.

La faute revient à qui ? bah moi je dirai que la faute revient à Blanche, d’abord parce que c’est pour elle que l’on était là, elle a le devoir de préparer longuement son spectacle pire encore j’ai vu une Bailly attacher le visage plus d’une fois déjà c’est pas bon. Et même si la faute revient au DJ, comment ne pas être distrait avec sa tenue là ? Sûrement comme la majorité des personnes dans la salle il essayait de voir ce qu’elle avait mis en bas, donc je suggère à ce niveau que si elle ambitionne être provocante sur scène il faut que même aux répétitions elle le soit pour que le DJ s’y habitue (lol).

Pour finir je dirai Urban ladies 6 fut donc une belle soirée, et un grand pas pour le mouvement urbain, le Cameroun a du potentiel artistique et désormais les Ladies ne sont pas à négliger, elles sont capables de tenir de bonnes scènes sans miser sur leur nudité comme Blanche Bailly qui malgré cela elle est tout de même passé à côté de ce que nous nous étions préparé à vivre.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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