La musique urbaine trouve généralement définition selon le contexte, on peut la voir comme l’ensemble des musiques étrangères ou encore les musiques de fusion généralement basées sur le numérique. Au Cameroun, dans cette catégorie on peut citer : le Rap, le Raggea, l’afrobeat bien d’autres. Certains aimeraient voir en cette liste le Makossa, ou encore le Benskin qui sont des rythmes qui ont vu le jour dans les années 70 et 80 et qui ne sont pas directement liés à la tradition. Dans notre analyse, ces derniers seront exclus car dans le contexte ils ne peuvent être vus comme musique urbaine bien que n’étant pas attachés à une tribu, ils sont quand-même propre au Cameroun et il ne serait pas faux de voir comme l’encyclopediecanadienne, l’expression « musique urbaine », englobe le hip-hop et le Rhythm & Blues (R’n’B) contemporain.

La musique urbaine est donc celle-là qui est susceptible d’être comprise dans tous les coins du monde car étant le carrefour des musiques, elle est celle qui peut rendre facilement un pays représentatif dans le monde. Pourquoi au Cameroun, elle est toujours à la traîne ? Pourquoi les artistes camerounais toujours aussi inspirés et combatifs ne sont pas assez exposés à l’international ? Ici le problème n’est donc pas l’ingéniosité comme le croiraient certaines personnes car les gars bossent dur et ce malgré les conditions de vie pas très favorables, les problèmes se trouvent bien évidemment ailleurs.

 

LA FORCE DES MUSIQUES LOCALES

Le Cameroun a toujours été une terre de talents, ses plus de 250 tribus et langues parlées font de la culture locale un univers riche et varié. Y’a qu’a observé le succès du Cameroun sur le plan musical dans les années 80 à 2000. Cela peut se justifier avec des exemples tels que la notoriété qu’a eu Sam Fan Thomas en Éthiopie, le nombre de reprises faites par les grandes stars Américaines du titre comme Soul Makossa. Sans oublier le succès planétaire de Richard Bona ou encore celui de Manu Dibango, et jusqu’aujourd’hui cela se fait ressentir avec la forte présence des samples Makossa et Bikutsi dans les musiques nigérianes et même ivoiriennes, surtout dans les rythmes actuels c’est le cas de l’Afrobeat, l’Afro pop etc.

 

MANQUE D’INVESTISSEURS ET MÉCÈNES

Comme le disait Maahlox dans son direct Facebook du samedi 24 Juin, au Cameroun ceux qui ont l’argent ne pensent pas à investir sur la jeunesse, mais le font uniquement dans le piment (la prostitution). Y’a qu’à voir comment les bars naissent au Cameroun, il est donc certain que voilà le bizness le plus fiable ici. Comme si investir sur la jeunesse et les projets jeunes ne fait pas du bien à ceux qui détiennent le pouvoir et les moyens. Cela entraîne donc l’autoproduction, plongeant les artistes dans le jonglage, forcés de faire des carrières orphelines basées soit sur la chance soit sur le talent. Conséquence : rien n’est soutenu encore moins entretenu.

Selon FRANKO qui pense « Au Cameroun y’a très peu de producteurs mais beaucoup de récupérateurs …donc toi qui cherche « un producteur » fais d’abord un son à succès ….Tu les verras alignés devant ta porte ….crois-moi ça marche !!!!! » ceci dit le peu de personnes qui prétendent être des producteurs sont des vautours, près à sauter sur tout artiste ayant déjà fait la grosse partie du travaille, ceci dans le but de s’approprier le mérite du succès.

 

CEUX QUI DIRIGENT SONT DES COMMERÇANTS

Pour que l’art avance comme il se doit dans tous les pays qui se respectent, à la tête on a toujours des promoteurs culturels, ceux-là qui le font pour le bien  de l’art et par passion. Le malheur est qu’actuellement la culture camerounaise est pilotée en majorité par des commerçants et des gros biznessman. Les Promoteurs culturels sont encore très jeunes et sans moyens. Ce qui laisse les artistes face à leur propre sort devant des individus qui ne pensent qu’à tout vendre à l’instant, même s’il faut solder.

 

LE CAMEROUNAIS N’AIME PAS LE CAMEROUN

Loin de cette assertion selon laquelle « nul n’est prophète chez soi », ou encore « l’ennemi de l’homme c’est l’homme ». Les agissements des Camerounais montrent qu’ils n’aiment pas le Cameroun, ici l’étranger a plus de droit que les autochtones. Pour plus d’explications sur ce point, lisez aussi : http://www.kamerurbain.com/cest-a-cause-de-vous-que-les-artistes-camerounais-ne-grandissent-pas/ mais aussi : http://www.kamerurbain.com/voila-pourquoi-le-probleme-du-cameroun-cest-le-camerounais/

 

Autant de choses qui font que cet art qui représente actuellement notre culture sur le plan international, ne mérité pas grandement ce qui lui revient de droit. Le point le plus choquant ici est reste sûrement le dernier, car il est vraiment écœurant de voir à quel point les Camerounais ont un problème avec le succès de leurs frères, au point où même regarder une vidéo sur YouTube est inacceptable car une vue de plus à un artiste camerounais c’est le rendre plus stars que soi, vu qu’au Cameroun tout le monde est star.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

 

 

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