Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai fait un papier sur du reggae, pire encore écouter une bonne playlist de ce registre, vrai de vrai ça fait un bout et je sais c’est pareil pour beaucoup d’entre vous, à se demander si le Reggae existe encore ? Le mal est tellement profond au point où même le festival de Reggae Camerounais qui se tient généralement en décembre passe inaperçu malgré la communication faite autour. Ceci est dû en majorité à la montée en puissance de l’Afrobeat, aujourd’hui tout le monde veut faire danser pour vendre. Mais aussi à cause de ce monde devenu trop pervers, ce monde sans moralité, où l’on ne veut plus que la vérité soit dite.

La musique n’invite plus à réfléchir, elle ne sert plus qu’à danser quitte à détruire les mœurs. Le reggae étant une musique engagée, basée sur la dénonciation et l’éveil des consciences, il n’a donc plus place dans ce monde devenu fou. C’est donc un fait normal qu’un artiste aussi talentueux Erik Becks ne soit pas connu, que son titre « oh Cameroun » ne soit pas connu et écouté, or il contient quelques vers de notre hymne national, donc facile à capter. Il dénonce et prend la place du faible dans un pays comme le Cameroun où c’est une minorité qui contrôle tout, ce son devrait être poussé.

En ce qui concerne Erik Becks,

Originaire du Cameroun, influencé par les musiques traditionnelles du Centre (sa région natale) telles que l’Ekang, les contes et légendes du Mvet qu’il se lance, transposant la musique traditionnelle sur des instruments modernes. Avec son jeune groupe acoustique qu’il crée en 2010, prestant sur les scènes camerounaises de reggae. Son exil au Maroc donne plus de poids à sa carrière. S’en suivent des spectacles en Afrique Centrale, la formation d’un duo puis d’un trio nommé le Black Magic (Zulu) Band devenu célèbre en moins d’un an. Erik grandit et atteint les plus grosses instances de la culture marocaine.

La conjoncture faisant fureur et ne trouvant pas une identité musicale satisfaisante, Erik Becks revient au Cameroun mettre sur pied avec des amis amoureux de reggae le concept « Reggae Night Fever » afin de promouvoir et vulgariser le Reggae, la culture Rasta. L’Evènement a déjà eu 6 éditions. Ecoutez « oh Cameroun » de Erik Becks, et entrez dans son univers, un rendez-vous de créativité, avec des textes engagés, de la dénonciation, et de la remise en question. En bref ce titre est un véritable miroir à la fois pour la société mais aussi pour les politiques.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

Commentaire via Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.