Je commencerai par dire à ces experts et confrères acteurs de culture (surtout de musique) qui tentent de comprendre comment un tel artiste a pu se positionner comme star en défiant les lois des métiers, Je vous dirai de pas trop chercher, car RICHARD BONA l’a dit « si l’on t’explique le Cameroun et que tu comprends c’est que l’on t’a mal expliqué ». Au Cameroun c’est le vélo qui tire le train et ce dans tous les domaines. NYANGONO DU SUD est simplement la preuve que le Camerounais vit depuis longtemps dans un état mental et psychologique inhibé par beaucoup de souffrances. Oui le mal est tellement profond, tellement on souffre que les jeunes ont perdu le goût des bonnes choses. Aujourd’hui ils trouvent refuge dans l’alcool et le piment, ainsi donc à chaque fois qu’un élément peut pimenter leur existence ils s’y adonnent à cœur joie.

Tout ceci est amplifié par le fait que les réseaux sociaux (Facebook) soient arrivés avant internet au Cameroun, l’usage utile premier étant resté le Kongossa, la distraction et surtout la désinformation. On ne partage pas l’information utile, mais on prend plus de plaisir à partager les rumeurs, les images et vidéos choquantes, les blagues, les faits divers, donc pas étonnant que « ça a déjà commencé » devienne viral.

Nuançons les choses dès maintenant car aussi vrai que « aucune œuvre de l’esprit ne peut être critiquée », je suis d’avis c’est d’ailleurs pourquoi depuis un bon bout, il m’est difficile de dire qu’un son est laid ou encore… Je dis ça, mais je dis aussi avant que certains ne le disent en commentaire, que je suis de ceux qui pense que chaque activité a ses règles, ou encore tout métier a des règles, c’est ce qui permet à un moment de noter des égarements et même de dire par exemple qu’un artiste chante faux ou pas, de dire qu’il est bon ou mauvais, talentueux ou pas.

Mais je ne vous donnerai pas des cours de musique car moi-même je ne cherche souvent pas loin pour faire l’analyse d’un morceau. Ainsi donc ne nous laissons pas embarquer dans des discours d’expert, car en réalité la seule manière de savoir si une musique est bonne ou pas bonne vient de la définition classique de la musique « ensemble (ou agencement) de sons agréables à l’oreille). C’est donc l’oreille qui définit ce qui est bon ou pas.

C’est donc grâce à cette oreille qu’une chanson peut te captiver soit par la (belle) voix qui te parle, soit par la technique ou encore par le message qui te touche (joie, drame, mélancolie, amour, nostalgie, pitié, etc…).

L’évolution de l’industrie musicale, aujourd’hui fait qu’un artiste peut ne pas être talentueux, mais son image est vendue. C’est d’ailleurs ce qui pousse de nombreuses stars de l’occident à développer des histoires (ou concept) autour d’un artiste pour ainsi créer une marque.

 

Au vu de tout ceci, je tape sec : « NYANGONO DU SUD EST UNE HONTE POUR LA MUSIQUE DE NOTRE PAYS, Le CAMEROUN. »

Il a une laide voix

Il n’a aucune technique de chant au point même où situer son registre musical peut-être impossible même pour son arrangeur (lol pas je suis très sérieux). Sauf si vous allez le classer dans le registre de la comédie musicale, car sinon moi j’ai honte de parler de lui comme étant un artiste Camerounais.

Il ne sait pas écrire

C’est le père de quelqu’un, je sais, mais il faut le dire, ce papa ne sait pas développer un sujet. Si écrire le dépasse ce n’est pas parler qui est donné pour lui, On voit de toutes les couleurs avec lui sur les plateaux de télévision, il ne répond presque pas aux questions posées, grave il n’arrive même pas à donner le nom des artistes avec qui il a collaboré il y’a moins de 3 mois. J’ai bien peur de notre image lorsque les médias internationaux s’intéresseront à lui.

Son image c’est du vrai n’importe quoi

Oui le lien avec Michael Jackson certains le diront (Lol ! Une fois de plus arrêtez de rire). Qui aimerait ressembler à NYANGONO DU SUD ? Sans oublier sa coiffure plus enfantine qu’artistique, normal que l’on se serve de sa tête pour amuser la galerie.

Dois-je parler de ses visuels, Ses clips ? Qui nous ramènent 15 ans en arrière ? Non je ne le ferai pas car c’est visible de tous, il exagère.

Le voir comme une réussite est un drame pour la jeunesse

ça serait dire que la musique c’est rien, tout le monde peut chanter, LOCKO, J-JACK, Stéphane Akam, font mal de se former, de travailler nuit et jour, non ne le faites pas car pour réussir il faut faire le con ou encore le ridicule. Pire encore là on ne parle que de musique en élargissant le champ d’action, Ok tout est facile, la vie c’est la rigolade. Et c’est Dramatique, oui NYANGONO est un drame car sous d’autres cieux on a vu des artistes fabriquer, et même ici, ils sont nombreux à avoir des tubes qui sur une scène même en playback ndem sur leur propre musique, ça c’est pas nouveau (Mr Leo voice), mais quand c’est le cas on soigne l’image, on vend un produit, on développe une marque, désolé avec NYANGONO il n’y a rien à vendre, on ne s’en inspire pas. Ni sur le plan de la musique (imagine des jeunes désormais vouloir chanter comme lui), ni sur le plan de l’image (imagine votre frère, votre gars ou encore votre époux sapé à  la NYANGONO DU SUD si ce n’est pas un drame ça c’est quoi alors ?).

Sachant bien que cet article laissera un goût amère chez la majorité, que l’ensemble des réactions seront des insultes (nous sommes quand même sur Facebook), j’ose espérer qu’il y’aura encore des mémoires lucides qui liront ce papier. Je finirai en disant que la seule chose de positif que je trouve au « lion du Sud », est qu’il fasse rire (Je ne sais si c’est son objectif). Alors présentons-le comme tel, disons qu’il est comédien, car il joue bien dans ce film. Mais dire de « Foup Fap » que voilà ce qui est acceptée comme référence musicale au Cameroun, j’ai peur de l’avenir de cet art. Là je pense que le fond a été touché, et restons lucide même si dans ce pays le ministère des arts et de la culture est absent, sans salles de spectacle, sans écoles de musique, sans producteurs, sans concerts, sans promoteurs, sans droits d’auteur, sans… sans… sans caleçon, le devoir est pour moi de vous éclairer, de tirer la sonnette d’alarme ne salissons pas l’image qu’a construit Manu Dipango, Richard Bona, Kareyce Fotso, ou encore Franko.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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