Quoi, vous n’êtes pas au courant que la Mboa Tape 4 est comot ?! Si si, onong de Dieu c’est sorti lundi dernier. Ça a duré n’est-ce pas ?! Oui cette fois-ci Esther Diane Naah a.k.a DJ ESTA a décidé de faire les choses en grand car en plus de la fille sans-caleçon sur la pochette, on a droit pour cette édition à 26 titres ; c’est 10 de plus que pour le volume 3 (sorti en 2015). A la rédaction on a écouté la compilation et on n’a pas été déçu par la qualité des sons et ce grand nombre de pistes : la face A nous met bien avec une majorité de sons orientés Afro Pop mid tempo et low tempo, tandis que la face B nous baigne dans du bon son Hip-hop mboa (Afro-Trap, Trap, Afro-rap..). La sélection est bien meilleure que celle de la dernière tape et stratégiquement c’est intelligent de dissocier les chansons afro-pop et les morceaux de rap. On connaît l’amour qu’Esta a pour la culture Hip-Hop, justifiant ainsi le fait que la Face B ait 2 titres de plus que la Face A et que cette dernière ait 2 titres rap. Alors, si chez Kamer Urbain nous avons validé la tracklist pourquoi cet article ?

Au départ le projet était officiellement de donner plus de visibilité aux artistes peu connus ou carrément inconnus. Une sorte de tremplin qui leurs permettrait de toucher un public plus large et donc de booster leurs carrières en manque réel de communication. Pour dire vrai cet objectif là s’est officialisé à partir du volume 2, puisqu’au tout début Esta voulait simplement faire découvrir à la diaspora les potentiels hits de rap 237 qui l’avaient bluffé, avec en arrière plan la promotion du site web Mboa Urban Music. On sait tous le succès de ces compilations et on ne remet pas en doute l’impact culturel qu’elles ont eu depuis 4 ans.

Ce que nous on critique, c’est le casting. Au fil des années le tremplin s’es peu à peu transformé en salon V.I.P ; Pit Baccardi, Locko, Killamel, Krotal, ANG, Tzy Panchak, Rythmz….une vraie petite champions league (il manquait seulement Maahlox). Bien sûr qu’il y’a des artistes beaucoup moins connu (Kikoh, Jeannie, Yung Meagan, Mic Monsta..) mais c’est principalement des mecs issus de la région anglophone que les francophones ne gèrent pas beaucoup (sauf quand ils chantent ou rappent en français).

Autre point non négligeable, les artistes ne sont pas vraiment mis sur le devant de la scène. Ce qui ressort de toute l’agitation médiatique autours du projet c’est juste le nom Mboa Tape. Mais on n’en sait pas beaucoup sur les artistes qu’on met sur cette supposée rampe de lancement musical : aucune biographie, aucune interview…rien. Tout ca ressemble beaucoup au système DJ KHALED (qui ne fait rien d’autre que capitaliser sur son carnet d’adresses 5 étoiles).

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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