Une grosse surprise dans le Game. Vraiment le Cameroun est le chapitre le plus difficile du programme d’histoire en Tle. Je le confirme encore quand j’écoute mange ta part de Maahlox. Voici en quelques mots comment je vois ce son. Pour l’avoir écouté une dizaine de fois depuis hier à des heures bien décalées je suis et reste sur ma faim quant à ce qui se dégage. Beaucoup de déceptions que d’admiration.

MANGE TA PART

Le premier constat est que Maahlox s’est baladé dans un registre autre que celui sur lequel il a l’habitude d’émouvoir ses fans. Un essai qui forcement lui attirera les foudres de ceux-ci. Très peu à l’aise sur ce beat qui pour ma part présente trop de failles, le gars souffrait en posant la voix c’est sûr. Pour avoir écouté plusieurs fois les prod de Jaures DJ, je peux affirmer que sur celle-ci, son esprit était ailleurs,  il semblait très peu attentif car, le beat est monotone et plat pas assez expressif en tout cas. Cette défaillance instrumentale ne pouvait point produire de bons résultats. Le Mc lui-même agonisait. Voulait-il tromper le public ? ERREUR il est déjà conscient  et peut voir les bavures.

En fait Maahlox voulait aussi suivre les traces de ses prédécesseurs en montrant que lui aussi a briss. Si mon voisin fait un way qui me wanda… je triche. Etant lui-même auteur de cette maxime, il fallait bien l’insérer quelque part. Si Dynastie va à Dubaï montrer qu’il a briss en tournant un clip pourquoi pas lui ? Si Mr Leo lutte en montrant qu’il a vaincu la pauvreté pourquoi pas lui ? Si B brains crie partout que ça donne l’argent tu crois que c’est Maahlox qui ne le fera pas ? Alors même comme le son est laid, concédons lui quand-même ce Branding personnel qu’il fait en l’honneur de ses multiples cartes de crédits. Après tout il est déjà à l’abri du rang chez mamy makala tous les soirs.

LE SEUL MÉRITE DE CE SON ?

Oui il faut le reconnaître et acclamer pour une fois, Maahlox a mis en pratique ce qu’on ne cesse de crier ici tout le temps : le respect. Pas de nudes, pas de filles qui trémoussent leur fessier, pas de mots grossier. En fait, il a été très poli et humble de reconnaître qu’il a d’abord galéré avant de devenir ce qu’il est aujourd’hui. N’eut été cela, ce son ne méritait pas d’être diffusé parce qu’il a besoin d’être réécrit, réanimé et le beat vraiment doit être mis dans la corbeille d’un ordinateur.

Sinon, beaucoup de courage. Il faut être audacieux dans la vie et courageux pour réussir. Mais la cible fut mal calculée et parler d’un son réussit je n’oserais pas.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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