Loin de moi l’idée selon laquelle je veux aussi faire pour « briss », pour chercher le « buzz ». Pour ma part ce sont les imageries personnelles que chacun selon son gré se conçoit.

Toutefois, les gars ont quand-même briss hein. Ça, il faut le reconnaître, ils bossent dur même sous la pluie (étant chez eux ou dans un bureau bien sûr) pour arriver et demeurer au sommet. Je ne citerai pas les noms au risque d’oublier certains noms. Prenons un peu la formule du school pour voir ce que ça donne.

Si je me courbe sur ces quelques phrases avec ce titre, c’est tout simplement parce que les hommes de culture tuent la musique du mboa (pas tous bien sûr).

Qui est Blogueur ? Qui est acteur culturel ? Commençons déjà par ça.

On va tout d’abord commencer par donner la définition du terme Blogueur (qui aujourd’hui est devenu le mot de passe de plusieurs personnes qui ont un compte Facebook)

Le blogueur est une personne qui exerce l’activité de blogging sur un blog. Le Blogging quant à lui est tout simplement le nom du travail qu’un Blogueur effectue, par exemple, celui ou celle qui présente le journal de 20H sur une chaîne de TV ou de Radio fait du Journalisme donc celui qui rédige et poste des artistes sur un blog fait du Blogging. Jusque-là ce n’est pas encore assez clair, il faut dire que de manière classique le Blog est un site internet ou plus exactement un type de site internet.

Le mot « blog » est la contraction du mot « weblog », lui-même issu de la concaténation des mots « web » et « log ». Le mot « log » est un mot anglais signifiant registre ou journal. Un weblog, et donc un blog, est un journal de bord, un carnet de notes, tenu sur internet. La version francisée du mot « blog » est « blogue ».

De nos jours il existe plusieurs plateformes sur lesquelles vous pouvez créer des blogs gratuitement et à volonté (1- Jimdo, 2- WordPress, 3- Blogger, 4- e-monsite, 5- Overblog et bien d’autres)  mais également il est possible de se payer les services d’un webmaster qui se chargera de créer votre blog (site web), l’héberger et vous livrer clé en main.

Un Blogueur est donc un auteur de Blog (celui qui fait du blogging) qui publie régulièrement des articles suivant une ligne éditoriale bien définie par lui au préalable.

Ça commence à jacter un peu de partout : « je suis blogueur, je suis blogueur », après cette définition assez claire, j’espère que bon nombre de personnes sauront exactement quel est leur statut dans ce showbiz.

A côté, tout à côté des Blogueurs il y’a une catégorie de personnes sur les réseaux sociaux qui sont appelées « influenceurs web », et très nombreux sont ses personnes qui disent être des Influenceurs Web dans la Culture 237. Commençons par recadrer les choses, c’est quoi un Influenceur web ? Comment reconnaître un Influenceur Web ?

Influenceur, ce mot qui est de plus en plus utilisé par plus d’un sur les réseaux sociaux, l’influence qui est la racine du terme influenceur revient de plus en plus pour mettre en exergue l’e-réputation (taux de popularité ou de notoriété d’une personne sur internet et principalement sur les réseaux sociaux) de ceux ou celles qui se prévalent d’être influenceur.

Un influenceur est un leader d’opinion qui grâce à ses avis et à sa forte activité sur une thématique précise arrive à toucher une grande audience et fédérer ses followers. Proche du journalisme, les influenceurs ne se contentent pas uniquement de relayer des informations en donnant leur avis mais au contraire, produisent et diffusent à leur large communauté (followers, abonné(e)s,…) des contenus originaux et sincères dans un style très personnel.

Un influenceur ou un KOL (Key Opinion Leader) est donc une personne ayant le pouvoir d’influencer et d’agir sur une autre, soit car c’est une éminence dans son domaine, soit parce qu’il bénéficie d’un certain renom. Bien évidement l’influenceur peut cumuler ces 2 éléments. S’il s’agit  d’un expert, ses propos font autorité. Les gens se réfèrent à lui car il domine son sujet. C’est une source créatrice d’informations originales. S’il a de la notoriété, ses propos peuvent également faire autorité mais les gens vont surtout se référer à lui car c’est un modèle. Ils s’identifient à lui et suivent son exemple ou ses conseils.
D’un impact direct, ou indirect, ses publications engagent, attirent l’attention, et transmettent un message qui fédère sa communauté. Il a souvent une grosse audience, répartie sur ses différents réseaux sociaux, ce qui lui permet de toucher son public à l’endroit où il se trouve. Un influenceur peut être un blogueur mais c’est généralement des personnes connues, des experts dans un domaine particulier, des personnes ayant une activité sociale importante.

Les différents types d’influenceurs sont :

  • Les « sentinelles » : très réactifs, ces influenceurs écument le web à la recherche de nouveautés, actualités et rumeurs liées à leur domaine d’intérêt. Leur capacité de diffusion et de mise à jour des contenus est généralement très élevée (plusieurs articles par jours, bonne maîtrise des réseaux sociaux).

 

  • Les créateurs de tendance : bénéficiant déjà d’une certaine notoriété sur internet (et en dehors), ils ont une capacité d’analyse et de réflexion plus poussée que les « sentinelles », mais leur activité et leur support d’expression sont différents. Leur production est plus rare, ils interviennent généralement dans des « webzines » de référence, leur intervention ne passant généralement pas inaperçue.

 

  • Les experts et évaluateurs (« raters »): généralement investis dans les sujets liés à la culture hi-tech, ils ont une identité établie dans leur communauté de référence. Ils testent et notent les produits

 

  • Les « flingueurs » : ils peuvent appartenir simultanément à plusieurs catégories : mais c’est leur ton, leur charisme, et leur capacité de conviction qui les différencient. Leurs avis sont souvent très tranchés, mais peuvent avoir un reél impact sur le comportement de la communauté.

 

  • Les blogueurs historiques : blogueurs de longue date, ils possèdent un réseau très vaste et une notoriété établie sur internet (ex : très bon référencement sur de nombreuses requêtes). Ils sont capables d’amplifier une actualité, une rumeur, une info insolite en s’appuyant sur leurs lecteurs et suiveurs.

Au vu de ces capacités, l’influenceur est donc de plus en plus souvent recherché comme un partenaire par les marques, les artistes, les maisons de production et agences dans le cadre des actions et dispositifs de marketing d’influence. Mais comment reconnaître un influenceur Web ?

Pour reconnaître un influenceur, il faut qu’il ait des costauds chiffres au niveau de ses statistiques et pour ça il faut tenir compte de :

  • Sa forte présence sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, etc)
  • Son activité sur les réseaux sociaux
  • Le nombre de réactions (like, j’adore, dislike, etc), des commentaires et partages sur ses publications
  • Son nombre de Followers et ou Abonné(e)s
  • L’audience de ses publications
  • Sa fréquence de publication

Après ceci vous saurez désormais qui dans ce showbiz 237 est influenceur ou pas. Pas la fausse liste des 50 influenceurs du Cameroun qui circule depuis quelques jours sur Facebook.

Liste dans laquelle il n’y a pas Samuel Eto’o pourtant nous savons tous à quel point la jeunesse Camerounaise est influencée par Samuel Eto’o Fils sur les Réseaux Sociaux.

Ses gens avant de désigner ces 50 influenceurs, ils se sont basés sur quoi ? Bref c’est pas ce sujet qui nous intéresse, revenons à nos moutons.

Maintenant qui est acteur Culturel ?

Les hommes de média, animateurs radio et télé, les blogueurs, les influenceurs web sont chacun à leur niveau des acteurs culturels car au quotidien ils influencent fortement la Culture 237. Pour dire vrai on voit le fruit de leurs œuvres hein et c’est pas un secret de polichinelle, les acteurs qui font du bon et du vrai taf sont connus de toutes et de tous, pas les usurpateurs, les brebis égarées et les blagueurs qui passent leur temps à réclamer si ou ça. Ses acteurs, les vrais, bossent d’arrache-pied pour hisser haut le flambeau national.

Mais bon, parlons des blogueurs, aujourd’hui ils font quand-même le buzz non ? Depuis peu quand-même ils sont actifs sur la toile. Essayons de les passer au scanner.

J’ai pris du recul à maintes reprises pour mieux me questionner afin de trouver et proposer une esquisse de solution.

Pourquoi nos blogueurs tuent nos talents ? pourquoi ça ne marche pas ? pourquoi les talents sont tapis dans l’ombre ?  Bon c’est vrai quand même qu’a la troisième question il y’a déjà eu plusieurs rédactions à ce propos alors nous ne reviendront plus là-dessus.

Au risque de me tromper, le mot qui découle dans le jargon des blogueurs c’est « le gombo ». Oui le gombo.

Ce n’est pas pour faire la sauce comme Reniss l’a chanté mais pour gonfler leur portefeuille. Quelqu’un le signifiait déjà hier : « il faut distinguer les vrais acteurs du milieu ».  Bon c’est vrai que c’est paraphrasé hein, mais bon la quintessence visait tout simplement à rendre à césar ce qui lui revient de droit ; ne pas confondre les vrais gars du milieu des faux.

Revenons sur les initiatives. Elles sont multiples et j’ai été vraiment flatté de voir qu’enfin les jeunes sont représentés, les projets seront structurés.

J’ai suivi de près la naissance des projets tels que le C.E.V (Comité d’Ecoute et de Validation) qui selon moi allait mettre les gars au boulot pour de vrai. La société de consommation allait une fois de plus varier les menus, pourquoi pas manger boboh pour une fois.

Bon je vous explique un peu ma vision du C.E.V

Pour moi c’était une aubaine pour suivre le parcours d’une œuvre artistique de sa conception jusqu’à sa réalisation (Sortie Officielle) ou encore être un organe qui écoute, recadre, approuve les œuvres des artistes tout en leur prodiguant des conseils pour les prochaines fois. Autrement dit, l’artiste ou le label avant de mettre son produit sur le marché devrait avoir des œuvres de bonne qualité tant au niveau du talent que de la technique. Est-ce que c’est alors le cas ? Non, ses gars sont des Gombistes de haut volt.

S’ils ne l’étaient pas,, sinon on n’assisterait plus à la sortie des singles semblables aux balles d’Idrissou sur un terrain de football. Le contexte économique actuel au Cameroun justifierait à coup sur l’attitude de nos chers blogueurs qui, dans une société en perte de repère comme la nôtre font avec les moyens de bord. Ils bafouent très souvent la déontologie qui sous-tend leur métier.

Des initiatives comme le C.E.V sont nombreuses mais elles restent celle qui a marqué notre observation durant une période donnée.

Plus concrètement et plus directement, voici les faits qui sont reprochés à nos chers blogueurs :

1) Les blogueurs sont des suceurs

Qui d’eux n’a jamais pour un positionnement fait fi de sa personne et de ses principes (s’ils en ont même d’abord) pour juste accepter couvrir un événement d’une étoile qui ne roulent plus sa bosse juste pour avoir quelques billets de banque au détriment de ces talents qui se cherchent et qui sont même plus excellents que le précédent ?

Leur attitude n’exclut pas la notion du « le plus offrant emporte la partie ». Dans un contexte de précarité économique comme le nôtre, il est clair qu’ils parleront de ceux qui donneront plus de billets que d’autres ou si jamais le client a les arguments convainquants ( suivez mon regard)…

Avec le concept du plus offrant, on se sent le maître du Game avec le gombo à profusion.

Ok, question simple : A quoi bon booster une musique qui dans les normes ne mérite même pas d’être jouée dans une chambre d’étudiant ? (Exemple : Décembre 2017 avec Les Gars de l’Heure et leur pet pet son comme dirait Domche Idriss) pourquoi ne pas pour être vrai faire abstraction de la monnaie en proposant des pistes d’amélioration du contenu du produit musical ? après tout c’est le Cameroun qui gagne non ?

En gros, les blogueurs ne veulent pas faire avancer le bizz 237, ils veulent seulement sucer les petites goûtes de gombo que les kankan artistes leur reversent.

2) Le copinage

Je prendrais une thèse de doctorat pour développer cet élément mais à quoi ça sert de trop parler quand la culture de la lecture est érigée en maître mot sur les bouteilles brassicoles surtout lorsque celles-ci nous tendent la main ?

Tu as les formes de coco Emilia ? A coup sûr je rédigerai un article sur toi sur mon blog ou sur mon site.

Tu es mon ami, même comme ta musique est embryonnaire et mauvaise alors, je te pousse quand même. Si tu « briss » alors moi aussi j’ai « briss ».

C’est idem avec les animateurs hein je ne joue que la musique de mon partenaire même si ses textes ont besoin de délivrance, on fait seulement avec.

Gars même comme tu es nul n’est-ce pas tu as un peu ? si je te boude est ce que la 1759 sera toujours offerte au prochain rendez-vous ?

Bon à cette allure, je citerai avec des noms à l’appui les manquements dans les musiques qui nous sont servis hein.

3) Manque d’éthique

Comme tout corps de métier, le blogging a également une éthique ou si vous une déontologie à respecter, mais non les blogueurs sont de plus en plus devenus de costauds blagueurs qui passent leur temps à demander le gombo à tout va sur les réseaux sociaux, les gars ne sont même pas soucieux de leur image, de leur ligne éditoriale, des valeurs qu’ils devraient transmettre aux Artistes et aux jeunes frères et sœurs, mais non, aujourd’hui c’est le gombo ou rien. Je conviens avec eux que comme tout métier, le blogging est une profession à part entière qui par ricochet mérite aussi son salaire, mais les gars s’affichent tout le temps sur les réseaux sociaux à demander le gombo aux artistes. Ce manque cruel d’éthique fait directement savoir aux véritables potentiels investisseurs et clients (Entreprises, Agences de Communication, grosse boîtes de production, etc) qu’au Cameroun le Mot Blogueur rime avec Blagueur.

4) Les blogueurs sont des escrocs voir des arnaqueurs

Ils sont nombreux qui après avoir obtenu le gombo de l’artiste ne font pas le travail, la plupart du temps quand ils font ce travail, ils le font tellement mal que l’artiste en question n’a que ses deux yeux pour pleurer et regretter l’argent qu’il a remis à un filou pas du tout professionnel. Ils sont nombreux à aller dans les conférences de presse, exiger le gombo et après ne pas rédiger d’article pour donner le compte rendu de ladite conférence. Les exemples, il y en a tellement, je préfère m’arrêter là.

5) Avaleurs

Finissons avec cette dernière catégorie. Les avaleurs. Mais les gars sont quand même forts hein ; toujours de beaux projets sous la main, ils avalent la scène avec les idées novatrices mais qui finissent toujours comme les mitrailleurs sénégalais sur le champ de bataille.

A quoi bon faire un projet juste pour le plaisir de le faire alors qu’au fond il souffre comme une religieuse célibataire ? Les valideurs de projets validez mais n’avalez pas. Mettez à profit vos idées.

Que dire de plus ? Si ce n’est proposez des solutions palliatives qui dirigeront les projecteurs sur la mamelle nourricière de l’Afrique.

Plusieurs sortent du lot avec des projets qui contre vents et marrées tiennent ferme, ce qui prouve à quel point ce fut pensé mûrement avant mais ce n’est qu’une minorité malheureusement.

Chers blogueurs, arrêtons de gesticuler et pensons grand un projet qui portera grand le Cameroun et sa musique.

Adoptons quand-même une devise « Je préfère avoir un gros gombo par mois que d’avoir plusieurs gombettes tous les jours et ne rien faire de conséquent avec ».

 

Avec l’idée Principale et la Participation de Brady Genial

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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