Les haineux diront que je suis jaloux, que j’envie le succès des autres, que j’ai souscrit au forfait découverte de pamplemousse du coup je verse toute ma frustration sur ces gars. Mais bon comme le disait quelqu’un : « la vérité blesse et les commentaires sont secs ». N’en déplaise à quiconque, il y’a certains artistes camerounais (les gars et les coco) qui doivent arrêter la musique parce qu’ils déçoivent et c’est pourquoi nous nous sommes penchés sur ce cas aujourd’hui. Ils sont nombreux, c’est vrai mais pour cette fois, nous ne les citerons pas tous. Disons plutôt que nous irons en vague de 5 question de faciliter la lecture à tout le monde. En espérant qu’au sorti de cette rédaction les concernés changeront et commenceront à faire de la bonne musique car le faire est une profession.

1) Nernos Lekamsi

Ouvrons le bal avec lui. Qui n’a pas aimé je ne suis pas moi bobo ? titre révélateur de l’artiste. Très original comme chanson, le gars a su mettre le public d’accord car de manière rigolote, il racontait le vécu de tous. Il a touché où il fallait pour intéresser la masse. Pour certains, c’était cool si bien que peu de temps après un collectif de MC s’est prêté au jeu pour faire un remix. Depuis peu, ce dernier enchaine single sur single. Malgré cette succession de chansons, on observe une monotonie tant dans la mélodie que dans les lyrics, on a du mal à ne pas voir en chacun d’eux son premier titre. Nernos présente une carence lyricale au point où des répétitions se font ressentir dans la quasi-totalité de ses œuvres. De je ne suis pas boboh à la grenade, le jeune rappeur marque une stagnation et montre ses limites. On a l’impression qu’il est surpris par ce qu’il fait. Mais bon c’est le propre de tous les rappeurs du Cameroun hein quand on te booke 2 ou 3 fois à des évènements tu oublies que la base c’est le travail et c’est ce qui te mettra au top. La notion du travail, Nernos ne la connait pas. Je me réserve d’emprunter les expressions que nous connaissons si bien sur la toile « pet pet chanson » parce qu’au fond ses œuvres depuis peu ne sont pas différentes. Ses techniques et son flow ma foi gagneraient à être revue car jusqu’ici, ce dernier est limité. Il présente le même syndrome qui empeste la carrière de Stanley Enow : la faiblesse dans l’écriture. Il n’y a aucun mal à se faire aider hein, même Céline Dion à ses débuts chantait les compositions de son mari René. Mais bon au Cameroun la prétention est le maître mot et se conjugue à tous les temps et à toutes les personnes.  En tout cas si Nernos est si nul et que sa carrière est similaire à celle d’un artiste en herbe c’est sûrement à cause de la France noooooooor.

2) Duc-Z

Je prendrai probablement toute une vie pour exprimer les zones de déception du prétendu KING du R&B. avec le vent en poupe le gars est entré et a mis d’accord plus d’un. Que ce soit avec african mamy ou je ne donne pas le lait, le gars reflétait l’espoir d’un nouveau mouvement en pleine éclosion au Cameroun. Mais plus vite le gars est sorti. Ayant divorcé avec les pièces de monnaie pour contracter une autre union avec les billets de banque, le jeune homme n’a plus jugé bon de servir la même mouvance et humeur que celle des débuts. Ses multiples contrats et prestations ont fait naitre l’ivraie en la personne pour qui les jeunes se referaient. Dommage comme pour les autres il est sorti plus vite que son poulet braisé dans les playlists des mélomanes. Manque de créativité et d’originalité, le gars malgré ses efforts et sa nouvelle signature dans son nouveau label a du mal à se repositionner comme se fut le cas avant. En gros, il quitte de héros à zéro avec des concepts puérils et très peu accrocheurs.  Vivement que les années à venir lui redonnent la même inspiration qu’à ces débuts sinon jusqu’ici il est Game Over.

3) Nelly Moukoko

Un autre talent qui nous a frappé. Après son parcours à muzik star, la jeune urbanoise nous a servi sala makassi. Un titre qui encourage tout le monde à se perfectionner dans son activité, à être fier de son métier et le faire avec le plus large sourire. Cette chanson pour moi était un avant-goût de ce qui allait venir cartonner. Quoi de plus beau que de voir une jeune fille prendre plaisir de son art, de le refléter même de par sa gestuelle. Dommage ! Le pronostic fut rapide. Ce qui se préparait c’était plutôt la stramania. En perte d’inspiration elle nous a servi Mollah. Elle a même changé de nom jusque-là, passant de Nelly Moukoko à M Lynn puis Queen M Lynn, aussi la Poupée Blacnhe et aujourd’hui elle se fait appeler Nelly M., c’est à se demander si elle ne va pas encore changer de nom avant la fin de cette année. Un désespoir total compte tenu de sa forte capacité et son talent à générer de bonnes choses. Le rêve hollywoodien a pris le pas sur sa carrière et son talent au point où, elle se la pétait plus haut que la normale avec l’organisation des anniversaires question pour elle de refléter son briss. Quel briss quand tu as du mal à aligner deux bons sons et pourtant tu es pétri de talent ?

4) Stanley Enow

Le chouchou des blogueurs succeurs qui ne cessent de l’alimenter en mode copinage. Pour le charisme le gars a ça ; pour le swag, depuis qu’il a briss c’est dedans. Il a divorcé avec le pantalon rouge T-shirt blanc. Mais musicalement parlant, il est nul. Toujours avec des textes qui ont besoin de délivrance, on dirait qu’il sort de la même écurie que Nernos tellement ils se ressemblent sur la médiocrité lyricale. Stanley Enow depuis qu’il a su que l‘argent pouvait rendre beau et frais, il ne se gêne plus à mettre en ligne des vidéogrammes à deux balles. A quoi lui sert donc toute sa fortune s’il est incapable de pouvoir produire des vidéogrammes dignes de ce nom. Il n’est donc pas différent de Maahlox qui tourne ses clips dans des décors similaires aux chambres d’étudiants résidant en plein bidonville de Douala hein. Tu n’as qu’à voir son clip intitulé amazing pour confirmer ce que je dis. On s’attendait à voir la même mouvance qui a accompagné hein père mais ce dernier nous sert depuis peu de produits frelatés. Dommage si au moins il pouvait se faire aider lyricalement parlant.

5) J-Jack

Beau flow, belle écriture, pour couronner le tout, le gars a une belle voix. Rien que par cette dernière, les cocos peuvent barrer leur gars comme la blague. Il nous fait penser à cette animatrice télé qui, rien que par sa voix on pourrait jurer en son nom sauf que le reste est vraiment pas agréable du tout. J-Jack était à coup sûr une valeur sur qui compter mais sauf que c’était avant hein. Qui n’a pas dragué sur son fameux titre Bla Bla ? même les gars qui étaient nul en la matière n’avaient qu’à inviter la go et laisser couler le sons pour que cette dernière comprenne sans explications les intentions du mec. S’il y’a une chose dont j’étais convaincu à cette période, c’est que le gars allait rafler tous les prix. Gros dommage, il n’a pas su saisir l’occasion en or qui s’offrait à lui comme la réponse positive qu’une religieuse donne à son frère en Christ. Projet de carrière ? il est clair qu’il n’en avait pas sinon il serait loin aujourd’hui. il n’a pas été opportuniste comme son confrère Franko qui n’a pas hésité à sauter sur coller la petite pour enclencher son briss. Espérons alors que son comeback soit beaucoup plus fructueux que ses précédentes années d’immaturité musicales.

En gros les artistes urbains au Cameroun trompent les mélomanes. Quand le premier single marche et que ça rapporte, la suite laisse à désirer et c’est très dommage pour des personnes qui veulent développer l’industrie musicale camerounaise. Nous espérons vivement que ces artistes prendrons en compte tout ce qui a été dit et par là se remettront à produire des contenus de qualité tant sur la forme que le fond, tant sur le son que les images. La liste des artistes qui sont une grosse déception pour la musique Urbaine au Cameroun est longue et nous ne saurons nous arrêter là donc restez connecté au meilleur site de Culture Urbaine made in 237 et attendez le deuxième volume de cet article.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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Comments

  1. Bonjour Mollah. Très belle analyse cousin. Pour une fois quelqu’un fait une analyse propre et lâche la vérité sans crainte. Ça peut faire avancer les choses. Chapeau.

  2. Le fait que stanley ait deux MA MA comme tu dis ne fait pas de lui un talent. Stanley a beaucoup de lacunes et nous a comme ceux qui ont été cité laissé sur notre faim. Succès ne signifie toujours pas talent

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