Le Cameroun va mal je voyais les gens le dire il y a peu sur Facebook, suite à l’accident de Garanti survenu sur la route Yaoundé-Douala le 18 juillet dernier, ces publications étaient accompagnées de nombreuses autres photos de drame dont a souffert le pays ces récents jours (la crise anglophone, les accidents, la pauvreté, la famine, le chômage, la galère etc…).

Le Cameroun va mal et c’est vrai, non pas parce que ces images sont choquantes non pour ma part parce que des talents comme Stéphane Akam sont encore dans l’ombre dans un pays qui se dit être riche culturellement.

Le Cameroun va mal c’est vrai parce que l’on a sur YouTube une chanson comme « Che Woue » qui après 16 jours n’a que 1036 vues (article rédigé le 19/O7/18).

Comment fait-on pour passer à côté d’un produit pareil, si vous ne l’écoutez pas, qu’allez-vous écouter ? La question, comment faites-vous pour vivre dans ce désordre sans être soigné par cette guitare à la fois percutante et reposante, comment faites-vous pour avoir l’esprit en place sans l’accompagner de cette voix suave et envoutante ?

Dans « Che Woue » le génie d’AKAM est en communion avec les anges, il vous offre ici un ensemble harmonieux de soupires et cris formant des notes très douces et agréables à l’oreille. Normal, cette chanson est un ensemble lamentations et de supplications à Nyambè « Dieu », Stéphane Akam nous rappelle que sans lui nous sommes perdus et voués à l’échec.

Le vidéogramme a été réalisé par Thierry Abé, fait en Noir et Blanc, sûrement pour exprimer les douleurs que nous vivons actuellement. Mais aussi pour signifier au très haut que nous sommes dans l’attente de son signe, dans l’attente de cette lumière qui nous sortira des ténèbres car la jeunesse d’ici souffre. Ceci est soutenu par la mise en scène dans le clip de la folie et la noyade (signe que l’on s’étouffe).

Si ce n’est pas déjà le cas découvrez maintenant « Che Woue » mais surtout Stéphane Akam qui dans ma prophétie sera dans quelques temps et avec un peu de moyen la relève de la musique World camerounaise. Je le vois comme le mélange de Richard Bona, Charlotte Dipanda associée à Kareyce Fotso, en mode plus proche de jeunesse.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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