Comme d’autres secteurs d’activités, l’univers musical connait aussi depuis des lustres le phénomène de groupe. C’est alors qu’artistes-chanteurs, artistes-musiciens, producteurs, sont obligés d’être dans du « faire ensemble » afin de promouvoir le produit musical qui sera servi au public. L’idée du dynamisme n’est plus pensée seul mais avec tout un ensemble de personnes. Le groupe apparait donc comme une condition sine qua none pour la réussite du single ou de l’album partant des accords vocaux jusqu’à la vente dudit produit. Mais sauf qu’on semble oublier les difficultés si non les sacrifices qui gravitent autour de ce phénomène. Désormais, avant de songer à former un groupe, il faut s’interroger sur les origines (Comment faire pour former un groupe), ensuite les avantages et enfin les limites.

LES ORIGINES

Au sens large du terme, un groupe peut être entendu comme étant une association de personnes qui travaillent ensemble avec le même objectif et visant un intérêt commun. A travers cette définition nous ressortons deux termes : ASSOCIATION ET OBJECTIF. « Association » pourquoi ? Parce que dans l’essence même du groupe, il faut que plusieurs esprits différents soient-ils tant sur l’aspect idéologique que comportemental se mettent en homogénéité pour ne former qu’UN. Et « objectif » parce que pour atteindre la même visée, la notion de collectivisme doit prévaloir sur la notion d’individualisme. Il est alors clair qu’une fois en groupe, les membres dudit groupe sont obligés d’être dans un état d’esprit d’écoute et de disponibilité pour être en parfaite harmonie. Pour cela, les concepts de structuration et de changement de comportement entre en jeu. Une fois mis en marche, il n’est plus question pour les membres du groupe de faire ce que bon leur semble et d’agir à cause de ces compétences familiales, religieuses ou culturelles. Force est de préciser qu’un certain nombre d’aspects caractérisent le groupe à savoir : le nombre de membres, les règles, les statuts des membres, les objectifs et la cohésion. Ainsi, tout semble indiquer qu’une fois le manque d’un seul aspect, le groupe ne fonctionne plus en toute fluidité. De nos jours, nous constatons que les membres des groupes de musique africains plus précisément camerounais s’allient sur des principes d’intimité et de compétence artistique que chacun peut apporter afin de créer une complémentarité dans le rendu.

LES AVANTAGES

Le groupe a ceci de beau : un sentiment de force, de réconfort, de sécurité et d’assurance, car les membres ont cet avantage de pouvoir cacher leurs défauts, les failles qu’ils peuvent commettre. Tous ces déchets individuels deviennent alors consommés dans le processus groupal. Le groupe devient une sorte de bouclier, d’armure qui s’engage à faire bénéficier les
fruits du travail à part égale ou inégale à chacun des membres. Avantage aussi d’être en groupe parce que « ensemble on se sent plus fort » ; Oula !!! J’interpelle ici, comme groupe urbain camerounais encore et encore X-MALEYA qui est le crew camerounais du moment en pleine forme vu la longévité dans le game et la marge de manœuvre qu’ils ont su implanter et qui les ont permis de gagner en notoriété, en expérience et en stabilité. En terme de revenu, chacun des membres semble se retrouver. Ainsi, Dans ce cas de figure, la solidarité est plutôt appréciable ; car pour ROGER, AUGUSTE & HAISS, tous les aspects cités en amont sont réunis. Les gars ont sont soudés, une petite brise de séparation a soufflé mais c’était juste une rumeur car la cohésion et l’esprit de famille est leur partage.

LES LIMITES

Être en groupe devient pénible, pourquoi ? Parce qu’il faut accepter l’un tel qu’il est et faire asseoir toutes nos envies pour le bien fondé du groupe. Alors, un membre peut avoir des idées plus intéressantes que celles des autres mais n’arrivent pas à les mettre sur pied à cause d’un probable refus du groupe. C’est ainsi que frustration, angoisse et sentiment de grandeur sont les principaux indicateurs de la perte de croissance d’un groupe. Alors, plus question de s’interroger sur pourquoi ces pulsions apparaissent dans bon nombre de groupes camerounais au point d’arriver à l’étape étape de dissolution. Et bien, parce que les références éducatives, la notion de leadership, le manque de sacrifice de la part de chaque membre, bref ici l’individualisme prévaut sur les valeurs collectives. Pour preuve, on peut être des frères et même des jumeaux mais une fois en groupe et que tous ces paramètres cités interviennent, une séparation du groupe est probable. Raison pour laquelle la séparation couronnée des problèmes des P-Square ne doit plus surprendre les professionnels du showbiz.

Un groupe musical est tout sauf un collectif de stars qui décident de chanter pour les œuvres des ONG, tout sauf une bande d’amis qui ne savent pas où aller, ce n’est non plus la cour du « Roi Petto » car un groupe a des règles bien définies qui doivent être respectées par les membres. Un groupe musical c’est plutôt une famille, oui une famille, un ensemble d’idées qui se mettent en symbiose et qui se veulent optimistes et constamment soumises aux procédures d’interactions entre les membres du groupe. La solidarité collective et l’équilibre des ressources sont les points forts de cette union.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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