Qui peut prétendre faire du rap sans se positionner idéologiquement parlant ? Il a fallu une dose de patience pour enfin voir Epsyken le Lyriciste le faire. Après une série de freestyle basée sur la fureur du lion, on aurait dû s’en douter que la finalité serait ce radicalisme idéologique qu’il nous sert en ce jour.

 

Défiant les lois de la nature, le mec nous souhaite bonne année à quelques heures de la célébration de la fête de la jeunesse. Donnant les raisons du pourquoi de ce choix sur les premières mesures, on a du mal à cerner le personnage au début car, dans une ambiance soft et simpliste, il se balade sur ce beat qui nous donne un goût de slam. Naviguant çà et là sur la lignée musicale, on commence avec le temps à voir la trajectoire qu’il dessine et nous traine naïvement.

Un Lyriciste qui croit grave en Dieu

Remerciant God pour ses bienfaits, Epsyken liste de manière méticuleuse les actions du créateur  dans sa vie. Invitant ainsi le monde à le faire, il reconnait qu’en toute chose, seule la volonté divine doit primer comme cela a toujours été le cas les années antérieures. Une casquette qu’il arbore sans difficulté. Pour une première depuis ses diverses sorties, on croirait qu’il était sous l’onction divine en rédigeant ce couplet.

Il ne manque cependant pas d’être altruiste en ayant une pensée profonde pour nos chers frères qui vivent le martyr dans les zones en crise ; qui peinent à avoir de quoi subvenir à leurs besoins ; qui croupissent à chaque coup de feu.

 

Une ironie qui vaut son pesant d’or

Un souhait de bonne année qui a tôt fait de se transformer en une séquence de kick et de dénonciations. Révolté il est, il n’hésite pas à taxer ce gouvernement qui nous gère d’une association de vieux qui se fait la maille sur le dos du peuple qui ne demande qu’à avoir le stricte minimum. Un gouvernement qui selon ses dires n’avantage en rien si ce n’est nous tirer vers le bas, nous faire des promesses fallacieuses avec des slogans vides de sens. Une force de l’expérience qui peine à sortir son biceps dans les zones en crises du pays ou encore batailler pour changer les conditions de vie. La seule expérience gratifiante qu’on pourrait lui concéder est ce glissement de date de le CAN qu’elle a bien su médiatiser sans gêne de son incompétence.

A balles réelles, il lamine le système en place, à dire qu’il est tout sauf un sardinard. Sa prise de position n’est pas si étonnante quand bien même nous savons tous de quoi il en ressort lorsqu’on décide d’interroger de façon aléatoire les citoyens lambda.

Au-delà de cette dénonciation assez poussée, on voit un cri, un souhait, un désir de changement, un appel du peuple à une prise de conscience gouvernementale et à une meilleure gestion des ressources et des biens nonobstant bien sûr la malédiction qu’il converge vers ces dirigeants ingrats et inconscients. Recevez tous les vœux les meilleurs du Lyriciste Epsyken.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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