Le merci du chien c’est le caillou, je pense que le mec qui l’avait constaté avait dû s’inspirer du « Lion Noir Banen », Manibeul iTombi qui s’est battu pour son peuple et sa famille et un jour s’est fait livrer par un de ses proches. Et c’est le cas aujourd’hui lorsqu’un jeune camerounais fait appel à la Nation, les réactions seules peuvent le pousser à abandonner le combat patriotique. Les jeunes ne savent que se plaindre, c’est à se demander qui ils attendent pour sortir de ces positions inconfortables.

Je m’inspire du secteur culturel que je maîtrise assez-bien, mais le peu que je sais des autres domaines, je puisse affirmer que le problème est général quel que soit le secteur d’activité.

Tellement formaté que l’on prend plaisir à mieux parler le français que nos propres langues, il faut voir la passion avec laquelle certains internautes passent le temps à porter critique sur les réseaux sociaux sans souvent se préoccuper du message de fond. Au Cameroun c’est tout ce qui vient de l’extérieur qui a bon goût, Ils te diront que la Kadji sent mauvais et la Castel sent la rose, Tonton Boudor le disait dans un de  ses titres « vous êtes fier de dire que vous mangez du shawamar et avez honte quand il s’agit d’un Ngonda moucone ». Tout ceci me rappel «360° de reflexion» de Sultan Oshimin.

Dire la vérité au Cameroun est donc un crime, passer des informations utiles c’est avoir du temps à perdre mais partager les fait-divers est notre propre. Les artistes sont les premières victimes de ce comportement vu qu’aujourd’hui la communication digitale compte pour au moins 45% donc, les projets se doivent d’être viraux au moins au niveau des communautés, mais hélas c’est jamais le cas, on aime plus partager les images choquantes ou comiques sans oublier les histoires de TOTO. Ceci laisse simplement comprendre que l’on n’est plus fraternel, et on a une jeunesse qui est plongée dans le divertissement et loin de l’éducation.

« Nul n’est prophète chez soi », me diriez-vous, mais je sais aussi que les premiers clients d’une entreprise c’est la famille et les amis, si nous n’aimons pas nos frères qui le fera pour nous ? Si nous n’allons pas aux spectacles de nos artistes qui le fera à notre place ? Certains vont jusqu’à dire que le succès des autres entraînent souvent  l’ingratitude, et pour ça se retrouvent à soutenir l’étranger. Mais sérieux, c’est quoi ce raisonnement !? Le plus souvent le problème est que l’on aime les clichés, si on aide un frère on doit le crier sur tous les toits. Le bien est bien et il est toujours récompensé même si c’est de manière indirecte.

Certains comprendront que tout ce bavardage c’est pour vous demander de soutenir les artistes camerounais et oui car en réalité y’a de mauvais artistes et de bons artistes au Cameroun comme sous tous les Cieux. Ce qu’il faut savoir c’est qu’ils ont besoin de nous tous et c’est avec nos forces qu’ils pourront produire ce que vous attendez d’eux. Car n’attendez pas mieux d’eux, car ils ne peuvent pas à tout moment être inspiré or ils sont perpétuellement à la cherche de solutions pour résoudre les problèmes du quotidien.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

Commentaire via Facebook

Comments

  1. Très belle analyse.tu as touché le pb du doigt.le camerounais n aime pas voir son frère réussir,il est jaloux et complexé.mes frères,changeons de mentalité et travaillons la main ds la main.la réussite de notre frère fait parti de notre fierté à tous.apprenons à valoriser nos cultures,apprenons à valoriser nos artistes.
    Ne dit on pas que l union fait la force??.
    Vivement que le sgr touche nos coeurs endurcis.God bless.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *