Les nominés aux BET Awards 2017 catégorie Best International Act: Africa sont connus et comme de coutume pas d’artistes d’expression Francophone. La remarque est faite et fait jacter plus d’un après les posts de Magali Palmira Wora de MTV Francophone.

Pour elle donc le problème principal réside dans les comportements et les engagements des artistes francophones !! La question est de savoir comment peut-elle prendre ce genre de position, elle qui est parmi les « Boss du showbiz francophone »

 

BET tout comme MTV Base ne calculent pas l’Afrique francophone.

En plus de la marginalisation de la langue à l’échelle mondiale, l’on sait bien que le marché francophone n’est pas pris en compte par les Major, et cela est valable pour les grands médias de musique tels que BET, MTV Base qui ne sont presque pas diffusés en Afrique Francophone. Ceci dû au pouvoir d’achat, au marché plongé dans l’informel. Les quelques actions menées par eux en Afrique francophone c’est souvent pour nous leurrer d’espoir, sinon comment expliquer que STANLEY ENOW ait gagné le MAMA devant PHYNO et le phénomène FRANKO soit passé à côté ? Il est logique que la victoire de STANLEY ait été dans le but de nous faire croire que nous sommes aussi dans la course. Ceci se justifie par la récente création du compte MTV Base Francophone, comme pour dire qu’en réalité l’on ne puisse se mélanger avec les autres, Ceci peut aussi se justifier au BET par la catégorie Best International Act: Africa.

 

Nous n’avons pas d’industrie en Afrique francophone

Loin d’être l’originalité comme le penserai certaines personnes car on a connu des artistes qui ont eu du succès à l’échelle mondiale en faisant des reprises. Le véritable problème est que ; L’industrie musicale d’Afrique est en train de se développer mais uniquement d’un seul pôle, évidemment le pôle anglophone et ceci est valable pour tous les secteurs d’activité de la santé en passant par l’éducation, l’Afrique Francophone a toujours du retard. Les Camerounais le vivent certainement mieux que les autres pays Francophones, malgré la marginalisation des deux régions anglophones camerounaises, les villes les plus propres et organisés tournent toujours entre Buea et Bamenda. Le « showbiz Urbain » est piloté à  70% par les anglophones.

Mais pourquoi ? Simplement parce que chez eux ceux qui ont les moyens ont compris. L’industrie musicale a toujours été un monde de blanchiment d’argent au Cameroun, les scama et les fey-man anglophones l’on comprit. De quoi je parle ? Je vous dirai juste que depuis que JPS a vu ses activités bloquées, le Makossa est dans l’ombre.

Moralité de l’histoire : il faut toujours des investisseurs. Au vu de tout ça, je peux dire que les artistes Francophones sont des réels passionnés, ils sont des sacrifiés car malgré le manque de réels managers, le manque de producteurs, Car en Afrique Francophone l’on a juste des opportunistes qui n’attendent que l’artiste eait réussi à se faire un petit nom avant de vouloir « l’accompagner » dans sa gloire. Je prends pour exemple le Cameroun, connaissez-vous un producteur ou un manager qui a été avec une de nos stars 05 ans, que dis-je 02 ans avant l’éclosion de nos STARS ?

 

Et Les formations sur le métier d’artiste ?

Ma première question est de savoir si elles sont contextualisées ? Comment vouloir envoyer un enfant à l’école de la musique dans un contexte où même à l’école classique, ils n’y vont pas par manque de moyens. On revient donc là à l’éternel problème des conditions de vie.

Ensuite je voudrais savoir Qui les mène ? Généralement l’on a à faire soit à des arrivistes, soit à des opportunistes, tous des personnes qui ne connaissent rien de la musique, certains ne sont même pas mélomanes. Dans les postes de Magali Palmira Wora, j’ai pu reconnaître certains noms et je me suis demandé, est-elle sérieuse ? C’est avec ceux-là que l’on pourra faire avancer le showbiz francophone ? Et puis j’ai compris qu’être à la bonne place au bon moment c’est aussi une compétence. Je comprends donc pourquoi nous serons toujours en arrière et ce pour longtemps.

La solution serait donc à tout ça devrait être l’implication des Hommes pouvant financer les projets et les talents, la gestion du showbiz francophone par des personnes qui ont pour ambition de voir les autres grandir et non uniquement eux. Et surtout que ce public comprenne que c’est que qui tuent les artistes locaux.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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