Aspy le boy black, le Camara Laye du Game 237. Nous l’avons tous connu dans ses débuts avec son fameux titres Poster  où, son  homologue du même label The Value lui prêtait main forte en faisant magnifiquement le refrain. Plus tard, c’est avec Skill Papy qu’il continuait l’aventure musicale.  Ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, il a cotisé dans le numéro 7 de Djangui. Un concept de Bile Fred.  Pour cette autre sortie, il vient fort avec un freestyle intitulé Poola Music où, il révèle haut et fort son vécu. Voici ce qu’on en pense dans tous les cas.

Gros coup de gueule dans le lyric ?

Il s’en est fallu de peu pour ne pas cerner en totalité ce que le mec raconte. Sur un beat d’enfer, il décrit son quotidien qu’il matérialise bien en image. Enchainant une rime après l’autre, il nous met bien. On dirait un mec à la grande gueule qui, satiriquement parlant affiche les tares qui relèvent de notre industrie musicale. Tirant à boulets rouges sur les blogueurs et ses confrères Mc’s, il ne manque pas l’occasion de signifier que les blogueurs manquent de convictions, alors, il ne peut que se projeter en grande affiche sur les parutions de mutation.

Un coup de gueule aux autres Mc’s est perceptible, la preuve, il leur dit que  faire de la bonne musique est une profession.

Un ego trip au rendez-vous comme une panthère en plein braquage. Il faut bien se vanter de temps à autre raison pour laquelle pour lui,  au milieu des stars je suis l’artiste et sa vie est une dissertation.

Des punchlines n’étaient pas en reste dans tous les cas « pour accoucher des punch plus besoin de fécondation ». Un vrai régal lyricale.

Un vidéogramme typiquement Ghetto 

Les premières secondes de ce clip nous situent déjà dans notre enfance. On voit bien que ce petit qui se plait dans son jeu habituel, celui qui réunit une capsule de bières méticuleuses arrondies et attachées d’une corde. On s’est tous bien marré dans ce jeu enfantin.

Tout au long de ce vidéogramme qui démontre bien ce que le Mc décrit dans son lyric, on se voit bien en mode ghettozard, aucun bling bling.  Le war du ter est décrit de par les maisons en matériaux provisoires, les véhicules en piteux état et le routes qui laissent à désirer. Tout est fait et pensé pour nous faire comprendre que la vie d’un gars de Poola ne se résume pas uniquement pas qu’au matériel, au frappe à l’œil mais aux difficultés existentielles.

Bien agencé dans le passage des images, le clip est beau et montre un très grand sérieux dans le travail. Pour sa première sortie en terme de vidéo, Aspy nous met bien.

Faire de la bonne musique est vraiment une profession. Bon vent à toi l’Artiste.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

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