De plus en plus, les Gameuses sortent la tête de l’ornière pour occuper la sphère de décision comme c’est le cas de Makia Eli dans parler parle rmx. Se plaçant à la porte en attente d’être reçu par les plus grands du milieu, elle vient fort dans la sensibilisation avec ce remix qu’elle embrasse bien et qu’elle moule selon la réalité de son environnement.

Une carrière débutante

Il y’a toujours un début à tout dans la vie. La genèse vaut mieux que tout car, elle permet de retracer plutard l’évolution qui est nôtre. Dix ans après, les résultats seront encore plus juteux que ceux d’aujourd’hui. Comme tout jeune qui s’aventure dans cette activité risquée et sans lendemain tracé, Makia arrive fort et chargée au point de toucher les thématiques les plus sensibles qui animent notre quotidien vital.

Assez sensuelle dans son vécu certainement, qui se répercute dans ses chansons de par la mélodie et les pas de danse qu’elle exécute, elle nous donne à coup sûr un avant-goût de comment sa carrière sera ficelée, sans dérive mais arguée et encadrée de valeurs morales.

Certes, les débuts sont souvent pour la plus part approximatif comme c’est le cas pour la jeune demoiselle dans ce son qu’elle use pour se révéler au grand public. Il faut le reconnaitre, le vidéogramme est approximatif, l’étalonnage n’est pas aussi à la hauteur suivi d’un scénario qui avait encore besoin d’être revu ce qui, rend transparent cette belle mélodie douce et tendre, reflet de sa personne physique. Normalement, ça fait partie des manquements qu’on accuse lorsque nous sommes à nos débuts.

Parler parler : une réalité camerounaise

Un fait sur lequel nous serons tous d’accord, le Gossip, les ragots, les « on dit » ; au Cameroun, c’est le pain quotidien de tous. Sans même prendre sa douche matinale, il y’a toujours un innocent qui est mis au centre des débats journaliers parfois à tort. C’est cet esprit que Makia Eli tente de dénoncer dans cette œuvre.

Le mal persiste et continue de gagner le terrain en longueur de journée. Pour un rien, tu es à la barre, pour ta propre vie, ton succès, tes efforts, tes prouesses, tu es jugé comme un criminel par des personnes qui n’ont jamais rien fait de leur propre existence.

Une sensibilisation dans laquelle s’inscrit pour ma part cette œuvre de vie qui reste d’actualité dans notre univers où nous tendons tous à criminaliser la victoire de l’autre, où on commence à apprécier en décourageant, où les efforts d’un tiers ne sont reconnus que par une bande d’hypocrites lorsque la lumière frappe déjà sur ton visage.

Bien qu’il y ait encore des choses à faire, que beaucoup reste encore à faire pour peaufiner cette carrière embryonnaire, le rendu actuel donne une lueur d’espoir surtout quand aucune exposition désastreuse des parties intimes n’est signalée. Au moins l’espoir est nôtre que les sorties hasardeuses en tenue de chambre ne seront point l’apanage de la jeune demoiselle. Tout de même, beaucoup de courage  pour la suite.

KAMER URBAIN | le Reflet de la Culture Urbaine du Cameroun

Commentaire via Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.